Billets pour juin, 2007

7 techniques d’un pro des soldes (et 3 bonus)

Sauf accident ou urgence, je n’achète pas en dehors des soldes. Eté et hiver, il y a toujours une période de soldes. D’autant que les prix (vêtements, nourriture) ne sont pas raisonnables le reste de l’année. Voici comment, en 10 ans de soldes, j’ai affûté 7 techniques que je vous livre ici.

Technique n°1 : 1 semaine avant, faire son repérage,

quand les articles sont déjà marqués. De plus en plus de boutiques abandonnent les étiquettes avec des prix au profit de cartons de couleur. Ces couleurs représentent chacune un taux de réduction différent. Le jour J, la boutique affiche la correspondance entre couleurs et taux de réduction. A La Redoute, c’est rouge pour 50%, violet pour 40%, bleu pour 30%, etc. Cela permet aux boutiquiers de travailler beaucoup plus rapidement. Pour le soldeur averti, c’est l’occasion de commencer les soldes avant les soldes !

Technique n°2 : le dernier jour peut être plus intéressant que le premier.

Auchan applique ainsi de -50% à -75% sur le prix soldé (oui, oui), mais uniquement le dernier jour des soldes. Vous avez bien compris : le meuble de 100 euros soldé à -30%, soit 70 euros, perdra donc encore 75% de son prix soldé le dernier jour, soit un prix final de… 17,5 euros ! Surveillez donc aussi le dernier jour des soldes, où les boutiques veulent faire de la place à tout prix (sans mauvais jeu de mots)

Technique n°3 : ne pas hésiter à marchander.

L’expérience prouve que cela marche partout, quelque soit votre produit et le vendeur. Le prix affiché n’est jamais figé, et c’est encore plus vrai pendant les soldes. J’avais repéré chez Décathlon une parka Adidas pour enfant, à 60 euros, soldée à 45 euros. Sur le ton de la plaisanterie, j’ai parié avec ma femme que je pouvais descendre le prix. Ni une, ni deux, j’alpaguai la vendeuse, en lui demandant de faire encore un effort, vu les petits défauts du produits. Cela a suffi pour que la vendeuse mette une nouvelle étiquette à… 25 euros. Pas mal pour une minute de “travail”.

Shopping Cart - par Henkster

Technique n°4 : lister les achats prévus.

Pour être efficace, le soldeur doit savoir exactement ce qu’il veut avant les soldes. Faire un inventaire de la maison, des placards et du garage. Tout ce qui ne peut être réparé ou réutilisé est une cible pour les soldes. Idéalement, la liste vient avant tout repérage (cf. technique n°1), pour ne pas être influencé dans ses véritables besoins.

Technique n°5 : préparer son budget bien avant,

pour ne pas se trouver à court, et pour pouvoir payer comptant. Vous pouvez évaluer votre budget sur la base de 50% du prix, tout en faisant votre repérage d’avant soldes. Faire des bonnes affaires est aussi une affaire de priorité. Être limité vous force à négocier plus souvent (technique n°3), à chercher la meilleure opportunité (technique n°4). Enfin, il est important de payer comptant. Jamais de crédit pendant les soldes, sauf à diminuer le budget des prochains soldes.

Technique n°6 : laisser “les bonnes affaires” superflues pour la fin,

pour ne pas regretter l’indispensable. Même si les coups de coeur sont permis, j’achète généralement à moyen terme vêtements, meubles et fournitures. Si votre budget n’est pas épuisé, et que vous avez terminé votre liste, on peut s’autoriser une récompense purement “futile”. Mais “craquer” reste toujours un aveu de faiblesse dans la gestion financière personnelle. J’ai dans ma cave un carton de fausses “bonnes affaires” que je n’ai jamais utilisées. Je m’en sers pour des cadeaux à l’occasion. Ca me console de la perte financière sèche.

Technique n°7 : comme pour Noël, les soldes des uns sont rachetés par d’autres.

C’est le point commun de toutes les périodes d’affluence : plus d’achats occasionnent plus de retours (ne croyez pas au “ni repris, ni échangé”, c’est illégal). Des magasins comme IKEA revendent à pas cher les retours de leurs clients dans des zones “bonnes trouvailles” ou “top affaire”. Quelques déçus revendent aussi leurs emplettes sur les places de marché (ebay et priceminister en tête).

Après ces 7 techniques de soldeurs, voici en extrait de mon billet sur les 15 pièges des grandes surfaces, 3 bonus de tous les jours, mais plus utile dans les périodes de soldes.

Bonus n°1 : savoir comment on vous influence

Ne pas confondre les vrais soldes avec les tentatives de manipulation des grandes surfaces. Un tas de tongues au milieu de l’allée centrale ne signifie pas une super affaire pour vous, mais plutôt que le magasin se fait une plus grande marge sur cet article. Pendant les soldes, certaines enseignes font venir des stocks non soldés et de basse qualité pour les glisser dans la masse.

Bonus n°2 : éviter les mouvements de foule

Ne pas circuler dans les heures d’affluence ou en famille, mais rester libre de ses mouvements. Cela permet de rester concentré sur votre liste et de ne pas être influencé par les autres acheteurs (cf. technique n°4).

Bonus n°3 : la vraie valeur des choses

Rester attentif au vrai prix au kilo ou au volume. Le système de prix adopté est tortueux à souhait. 1 lot de 3 shampooings ne signifie pas forcément une ristourne sur le prix à l’unité. Là encore, les pratiques des grandes surfaces sont à la limite de la tromperie.

Je suis sûr qu’ils existe d’autres techniques d’amateurs de soldes… Merci de les partager avec moi !

Shopping & Frugalité Justin 26 juin 2007 Pas de commentaire

10 choses à ne jamais acheter d’occasion

J’ai déjà donné une liste des 10 choses à ne jamais acheter neuves, la voiture en tête de file (25% de perte la première année, qui dit mieux). A ce tarif-là, on se dit qu’on n’achètera plus jamais rien de neuf. Que nenni! Certains produits coûtent bien plus cher si on les achète d’occasion. A l’inverse, ils rendent un meilleur service si vous les achetez neuf.

Tiens, et pourquoi donc? C’est à cause du TCO (Total Cost of Ownership), qu’on pourrait traduire par le coût total de possession. Pour reprendre mon exemple de la voiture, vous aurez beau négocier un super prix pour un carrosse, mais remplacer des pièces tous les ans finira par vous faire regretter cette citrouille.

Cette fois, Liz Pullman nous donne son top 10 des produits à ne jamais acheter d’occasion :

Ordinateur portable, trop exposé

Comme tout ce qui est en mouvement, l’ordinateur portable peut tomber par terre, se cogner, se faire inonder de boissons, contrairement à son grand frère l’ordinateur de bureau, qui reste bien fixe et à l’abri. Sans compter qu’on trouve des nouveaux modèles tous les 6 mois, à partir de 500 euros, garantie comprise.

Exception : les occasions avec garantie du fournisseur, ou du constructeur. Celles-ci sont généralement de 3 mois ou moins. Chapeau à Lenovo (et avant eux IBM) qui offre une garantie constructeur mondiale de 3 ans sur tous leurs modèles “Thinkpad”.

Pièces automobiles, trop risqué

Soyons clair, on parle là de vie ou de mort. Pas mal de casses automobiles vous permettent de garder le véhicule familial en vie en dépeçant les carcasses du même modèle. Et savez-vous d’où viennent ces carcasses ? Pour une grande partie : accidents, carambolages et incendies partiels. Or le choc de l’impact et la chaleur du feu se transmettent à toutes les pièces, même les plus éloignées. Allez-vous faire confiance à une rotule fondue, ou à un moteur fissuré?

Exception : la voiture de votre meilleur ami à qui vous confiriez vos enfants (car c’est exactement ce que vous faites en les faisant monter dans votre voiture).

Ecrans Plasma, pas assez fiable

Même si les pannes de plasma sont passées de 7% à 1% dans les dernières années, les TV plasma subissent régulièrement des problèmes. C’est un des rares produits où plus la garantie est longue et mieux c’est. Les coûts de réparation sont effectivement prohibitifs, et atteignent parfois le coût d’un modèle neuf.

Exception : si vous trouvez un prix tellement petit qu’une panne après 10 jours serait supportable.

Platine DVD, trop éphémère

Autant les DVD d’occasion sont résistants et durables, autant le lecteur DVD est une denrée quasi-périssable. Pour être juste, c’est surtout l’émetteur laser qui a une durée de vie limitée. Son remplacement coûtera plus qu’un nouveau modèle neuf. D’autant que les nouveaux modèles baissent toujours. Acheter neuf, c’est ça la bonne affaire.

Aspirateurs, trop exposés

Encore un produit-martyr qui pourra vous coûter plus à réparer qu’un modèle neuf. Surveillez les discounters qui proposent régulièrement des modèles puissants et garantis 3 ans.

Exception : vous êtes manuel, et vous aimez réparer vous-même les appareils.

Caméscopes, trop fragiles

Comme tout appareil à main, les caméscopes souffrent du peu de délicatesse de leur propriétaire. Pire encore, leur moteur interne vieillit mal et ne dépassera pas les 10 ans. Pour acheter d’occasion, ciblez au pire les modèles de l’année dernière.

Exception : les bons plans de mistergooddeal.com comprennent une garantie de plusieurs mois.

Chaussures, trop déformées

Qui veut économiser sur des chaussures neuves peut se préparer à des cors de pied, des oeils-de-perdrix et autres punitions du pied. Essayez plutôt les soldes, les invendus ou encore les fins de stocks.

Exception : vous devez absolument compléter votre collection de bottes de cowboys.

Matelas, trop sale

Imaginez un instant tous les trucs que vous faites dans votre matelas. Et imaginez maintenant dormir dans les “trucs” d’un autre. Beurk. Et autre chose, un matelas n’est pas fait pour durer une vie, mais de 8 à 10 ans en moyenne. A 800 euros pour un bon modèle, ce n’est jamais que 22 centimes par nuit, un bon prix pour une santé et une hygiène de qualité.

Exception : quand le matelas est plus proche de “inutilisé” que de “usé”, comme celui des chambres d’amis rarement visitées.

Combinaison de plongée, trop personnel

Ce vêtement perd de son isolation et de sa souplesse avec le temps. Les amateurs de plongée prennent beaucoup de risques. L’océan est froid et les changements de pression éprouvants. Le Néoprène (le “tissu” de la combinaison) se compresse, s’amincit, et se raidit sous l’effet de l’ozone et de l’âge.

Les passionnés et les habitués préféreront investir dans un bon modèle entre 150 et 450 euros.

Exception : vous êtes plus “surf” que “plongée”, et vous devez équiper le dernier. Orientez-vous alors vers la location d’une enseigne connue, qui nettoie ses combinaisons entre 2 utilisations.

Casques, trop vitaux

Comme les pièces automobiles, les casques ne valent rien s’ils n’assurent pas votre sécurité totale. Un choc fissure le casque et compresse la mousse que contient la coque du casque. Et impossible de différencier un casque fissuré à l’intérieur d’un autre.

Exception : aucune. Un casque est une bonne affaire comparé à des funérailles ou une nouvelle vie de tétraplégique. Passez à la caisse.

(D’après MSN/Fi)

Finance & Shopping & Gestes Quotidiens Justin 15 juin 2007 4 commentaires

Mes pires décisions financières en 2006-2007

C’est vrai : mon épargne a une tête de gruyère depuis 2007. Mais j’assume toutes mes décisions. Simplement parce qu’elles affirment mes valeurs. Elles confirment ce que je crois et ce que je veux. Oui, les finances en souffrent, et j’aurais pu doubler mon épargne en restant tranquillement assis, sans rien choisir. Sauf que, j’aurais surtout été bien amer et frustré de ne pas devenir parent, ou de ne pas avoir “essayé”.

Est-ce qu’il faut regretter un paquet d’euros ? Pas une seconde, car les choix que je fais me font vivre maintenant ce que des milliards d’euros ne pourront pas acheter après des années.

Mes pires décisions financières des 12 derniers mois

euros flambant

un autre bébé
J’ai toujours voulu une famille nombreuse, une petite tribu, une équipe championne du monde. C’est l’instinct de parent, l’épanouissement naturel, allez comprendre. Et pourtant un bébé est loin du projet-type qui se veut rationnel, planifié, maîtrisé. Financièrement, c’est même une perte sèche, car je n’attends aucun salaire de mes enfants. A y regarder de près, le budget de bébé est complet. Santé, hygiène, ameublement, électroménager, tout y passe. Même notre propre vie. Au point que mon épouse a renoncé à sa recherche d’emploi. Le bilan : une joie de tous les jours (et l’envie de recommencer!)

un ordinateur dernier cri
Et 2 mois plus tard, il était obsolète. C’est mon MacBook blanc. Après la chute fatale d’un IBM Thinkpad, je n’ai eu d’autre choix que de passer à la cai$$e. Celle d’Apple en l’occurence. Le bilan : le “switch” a réussi, adieu Microsoft(tm) Windows(r), sans regret.

 

un voyage professionnel
Un aller/retour à l’étranger à mes frais, à travers l’opportunité d’une carrière nouvelle. Le temps d’un week-end, j’ai vécu au rythme des hôtels, train et taxis, un petit gouffre financier, assez pour m’offrir 5 semaines de vacances au soleil. A ce jour, je ne sais pas si ce voyage portera ses fruits, ou si j’ai versé de l’eau dans le sable. Le bilan : beaucoup d’enseignements sur la réalité du marché, et une volonté renouvelée.

le mariage d’un ami
Là encore, c’est une affaire de valeurs. Je ne me suis pas endetté, mais cela m’a coûté 3 longues heures de route (bucolique il est vrai). Une chance que je ne me sois pas perdu. C’est dans ces situations cruciales (mariage, naissance ou mort) que se révèlent les amitiés. Bien sûr, si c’était à refaire, je ferai sans aucun doute le même choix.

un robot pâtissier
Nous faisons notre pain depuis des années, et nous alternons entre baguette du commerce et bon pain de la maison. Ces derniers temps, les baguettes se faisaient plus sèches, perdant très vite leur saveur. Alors nous avons passé un marché avec nous-même : nous ferons notre pain plus vite et plus facilement avec une machine et nous n’achèterons plus de pain pendant 3 ans. 3 ans, c’est la délai pour rentabiliser cet investissement. Adieu long pétrissage à la main, poignets rougis et temps perdu. Le bilan : 2 entorses en 5 mois, et j’ai appris à faire du pain.

Et vous, quelles sont les décisions qui ont le plus troué vos finances ?

Psychologie & Frugalité Justin 06 juin 2007 Un commentaire

60 millions de consommateurs : juin 2007

Gagner Ma Vie passe au crible 60 millions de consommateurs tous les mois et vous livre le condensé des meilleures infos pour la plus grande joie de votre budget.

60 millions de consommateurs

A l’essai : immobilier, photo numérique, alarmes sans fils

  1. Les vrais prix de l’immobilier, c’est le scoop du mois. Quel est le prix au m2 de votre région? Les agents immobiliers et les notaires ne sont pas d’accord. “60 millions” a trouvé des différences spectaculaires entre leurs évaluations. Il existe effectivement 2 systèmes parallèles de chiffrage. Quelques exemples : la Bretagne bénéficie d’une “prime” de la part des vendeurs de 30%, à l’instar des régions Auvergne (+28%) et Lorraine (+28%). L’Ile de France est la seule exception, sous-évaluée donc, avec -3% par rapport aux devis des professionnels.
  2. Appareils photo numériques. Le FUJIFILM F31/FD gagne haut la main avec un 16/20, d’autant plus mérité que son prix est abordable. A titre de comparaison, le CANON arrivé en n°2 coûte 2 fois plus cher. Sans pitié, le laboratoire de “60 millions” relègue les modèles de grande marque et de petite qualité en queue de peloton (KODAK, PENTAX et OLYMPUS).
  3. Alarmes sans fil. Le verdict est sévère : évitez les marques CHACON et EDEN. Préférez le DELTA DOR, grand gagnant, malgré un prix à la mesure (+1000 euros). Dans tous les cas, avant d’acheter, vérifiez le volume maximum, le mode de détection, l’évolutivité et le service après-vente.

Actualités des consommateurs

  • les nouveaux chauffe-eau solaires des HLM pourraient diviser vos charges d’eau chaude par 2. Il en coûtera 1 euro/mois pendant 10 ans au locataire au titre de l’installation. Faites-le calcul, quelle bonne nouvelle !
  • fruits et légumes trop chers d’un côté, aliments trop gras de l’autre, quelle casse-tête pour se nourrir! Et pourquoi pas vous fournir directement chez un producteur près de chez vous ?
  • optique : économie en vue sur les changements de verre; désormais, votre opticien pourra les changer sans passer par la case “ophtalmologue”.
    - victoire des emprunteurs, qui se feront rembourser une bonne part des primes d’assurance.

Courrier des lecteurs

  • victime d’un double retrait au guichet, que faire? Contactez votre banque, elle garde obligatoirement un journal de bord du guichet et un journal de retrait. En lui écrivant en LR/AR, elle devra vous apporter une réponse obligatoire.
  • le piège du “satisfait ou remboursé”, pas assez dur de résister aux pièges des grandes surfaces, voilà que les grandes marques s’y mettent. Cet artifice gonfle leurs ventes, bien plus que les remboursements, qui sont effectifs dans moins de 30% des cas.

Shopping & 60 millions de consommateurs Justin 03 juin 2007 Pas de commentaire